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Mis rollitos chinos

Sorteando los tópicos sobre el país más poblado del mundo

Los intelectuales chinos exigen a su gobierno la puesta en libertad de Liu Xiaobo

20 oct 2010
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Os copio aquí  una carta difundida el pasado viernes por  Internet en CHina,  en la que un grupo de  115 intelectuales y académicos chinos  exige a su gobierno la puesta en libertad del disidente encarcelado Liu Xiaobo, premiado con el Nobel de la Paz a principios de Octubre. También aprovechan para exigir a los políticos de su país cumplir con las promesas de reformas democráticas.

(Sólo en inglés y francés, sorry)

关于刘晓波获得诺贝尔和平奖的声明
On Liu Xiaobo and the Nobel Peace Prize

The awarding of the 2010 Nobel Peace Prize to Liu Xiaobo, a Chinese citizen, has drawn strong reactions both inside and outside China.  This is a major event in modern Chinese history.  It offers the prospect of a significant new advance for Chinese society in its peaceful transition toward democracy and constitutional government.  In a spirit of  responsibility toward China’s history and the promise in its future, we the undersigned wish to make these points:


1.   The decision of the Nobel Committee to award this year’s prize to Liu Xiaobo is in full conformity with the principles of the prize and the criteria for its bestowal.  In today’s world, peace is closely connected with human rights.  Deprivation and devastation of life happens not only on battlefields in wars between nations; it also happens within single nations when tyrannical governments employ violence and abuse law.  The praise that we have seen from around the world for the decision to award this year’s prize to a representative of China’s human rights movement shows what a wise and timely decision it was.


2.   Liu Xiaobo is a splendid choice for the Nobel Peace Prize.  He has consistently advocated non-violence in his quest to protect human rights and has confronted social injustice by arguing from reason. He has persevered in pursuing the goals of democracy and constitutional government and has set aside anger even toward those who persecute him.  These virtues put his qualifications for the prize beyond doubt, and his actions and convictions can, in addition, serve as models for others in how to resolve political and social conflict.


3.  In the days since the announcement of his prize, leaders in many nations, regions, and major world organizations have called upon the Chinese authorities to release Liu Xiaobo. We agree.  At the same time we call upon the authorities to release all political prisoners and prisoners of conscience who are in detention for reasons such as their speech, their political views, or their religious beliefs.  We ask that legal procedures aimed at freeing Liu Xiaobo be undertaken without delay, and that Liu and his wife be permitted to travel to Oslo to accept the Nobel Peace Prize.


4.  Upon hearing the news of Liu Xiaobo’s prize, citizens at several locations in China gathered at restaurants to share their excitement over food and wine and to hold discussions, display banners, and distribute notices.  Normal and healthy as these activities were, they met with harassment and repression from police.  Some of the participants were interrogated, threatened, and escorted home; others were detained; still others, including Liu Xiaobo’s wife Liu Xia, have been placed under house arrest and held incommunicado.  We call upon the police to cease these illegal actions forthwith and to immediately release the people who have been illegally detained.


5.  We call upon the Chinese authorities to approach Liu Xiaobo’s Nobel Prize with realism and reason.  They should take note of the responses to the prize inside and outside China and see in these responses the currents in world thinking as well as the underlying preferences of our fellow citizens. China should join the mainstream of civilized humanity by embracing universal values.  Such is the only route to becoming a “great nation” that is capable of playing a positive and responsible role on the world stage. We are convinced that any signs of improvement or goodwill from the government and its leaders will be met with understanding and support from the Chinese people and will be effective in moving Chinese society in a peaceful direction.


6.  We call upon the Chinese authorities to make good on their oft-repeated promise to reform the political system.  In a recent series of speeches, Premier Wen Jiabao has intimated a strong desire to promote political reform.  We are ready to engage actively in such an effort.  We expect our government to uphold the constitution of The People’s Republic of China as well as the Charter of the United Nations and other international agreements to which it has subscribed.  This will require it to guarantee the rights of Chinese citizens as they work to bring about peaceful transition toward a society that will be, in fact and not just in name, a democracy and a nation of laws.

VERSION EN FRANCÉS:

Communiqué sur l’attribution du Prix Nobel de la paix à Liu Xiaobo

Le citoyen chinois Liu Xiaobo a obtenu le prix Nobel de la paix 2010. Cette nouvelle a eu un impact extraordinaire tant en Chine qu’à l’étranger. C’est un événement historique pour la Chine contemporaine, une nouvelle occasion pour elle d’effectuer une transition pacifique vers un gouvernement constitutionnel. Dans un esprit de responsabilité devant l’histoire, et devant le destin futur de la Chine, nous publions le communiqué suivant :

1)L’attribution par le comité Nobel du prix Nobel de la paix à Liu Xiaobo correspond aux objectifs et aux critères d’attribution de ce prix. Dans la société contemporaine, la paix est inséparable des droits de l’Homme, la privation de la vie et son piétinement ne se produisent pas seulement sur les champs de bataille, mais sont également causés par la mise en oeuvre de mauvaises lois et d’une politique de violence.Le concert de louange de la part de l’opinion internationale montre que l’attriution du Prix à une personnalité représentative du mouvement chinois des droits de l’homme est une décision correcte et opportune.。


2) Le choix de Liu Xiaobo pour ce prix est particulièrement juste, car il n’a cessé de défendre les droits de l’homme de manière non-violente, et a toujours adopté une position raisonnable dans sa résistance aux injustices sociales ; il a montré une grande ténacité dans son combat pour obtenir la mise en oeuvre d’un régime constitutionnel,et malgré les persécutions, il est dépourvu de toute haine, ce qui fait de lui un candidat idéal pour le Prix. Les idées et la pratique de Liu Xiaobo constitutent pour les Chinois de mode de résolution des conflits


3) Dès qu’il a obtenu le Prix, les gouvernements de tous les pays, les dirigeants de toutes les régions et de toutes sortes d’organisations n’ont cessé d’exiger des autorités chinoises qu’elles libèrent LXB, ;nous adoptons la même attitude. En même temps, nous appelons les autorités à libérer tous les prisonniers de conscience et les prisonniers politiques enfermé pour des raisons d’idéologie,d’expression ou de foi religieuse.Nous appelons à prendre au plus vite toutes les mesures pour que LXB regagne sa liberté, qu’il soit réuni à son épouse Liu Xia, et qu’il puisse se rendre en personne à Oslo recevoir le prix.


4) En apprenant la nouvelle, dans toute la Chine, des citoyens ravis ont organisé des banquets, des réunions, ont porté des banderolles, distribué des tracts pour célébrer ou discuter l’événement ; ces actions sont tout à fait légales et raisonnables. Mais les policiers ont ont réprimé ces activités, des citoyens ont été gardés à vue, interrogés,  menacés, renvoyés dans leur lieu d’origine, voire détenus, placés en résidence surveillée, privés leur liberté d’action, privés de leur droit de communiquer avec l’extérieur, comme l’épouse de LXB Liu Xia. Nous exigeons que la police mette immédiatement un terme à ces actes illégaux et libère immédiatement les citoyens détenus.


5) Nous appelons les autorités chinoises à adopter une attitude raisonnable face à l’attribution du Prix à LXB, et en observant les réactions chaleureuses en chine et à l’étranger, à se mettre en accord avec le courant mondial ; la Chine doit entrer dans le courant principal des valeurs universelles et de la civilisation de l’humanité, et établir l’image d’un grand pays positiv et responsable. Nous sommes convaincus que toute amélioration et toute bonne intention du gouvernement chinois sera accueillie par la compréhension et le soutien de tous, et poussera la société chinoise dans une direction pacifique.


6) Nous appelons les autorités chinoises à tenir leur promesse de réforme du système politique. Le premier ministre Wen Jiabao, dans un ensemble de discours, a récemment manifesté son profond désir de faire avancer la réfome politique, et nous sommes prêts à participer à ce processus. Nous souhaitons que dans le cadre de la Constitution de la République populaire de Chine, de la Charte des Nations Unies qu’il reconnaît, et des traités internationaux qu’il a signés,le gouvernement puisse garantir réellement tous les droits des citoyens, qu’il mette en oeuvre une transition sociale pacifique afin de faire de la Chine un pays démocratique, doté d’un Etat de droit digne de ce nom.

Los firmantes:

Xu Youyu (Beijing, scholar)
Hao (Beijing, scholar)
Cui Weiping (Beijing, scholar)
Jia Jia (Beijing, writer)
Where (Beijing, scholar)
Zhang Zuhua (Beijing, constitutional scholars)
Dai Qing (Beijing, scholar)
Zi Jun (Beijing, scholar)
Sha Yexin (Shanghai, Hui playwright)
Zhang Bo tree (Beijing, scholar)
Duo Zhou (Beijing, scholar)
Good summer Industry (Beijing, scholar)
Hao Yu Cheng (Beijing, scholar)
Wang Lixiong (Beijing, writer)
Woeser (Tibet, writer)
Teng Biao (Beijing, scholar)
Mo Xu (Beijing, freelance writer)
Of Tan Wen Jiang (Shanghai, writer)
Ma Yalian (Shanghai, human rights defenders)
Wen Kejian (Hangzhou, freelance writer)
YueJun (Ph.D, Germany “Europe and China Herald” editor in chief)
Pu Zhiqiang (Beijing, lawyers, personal freedom is restricted in)
In Cheng (Beijing, publisher)
Leung Man Tao (Hong Kong, media people)
Li Datong (Beijing, scholar)
Liang Xiaoyan (Beijing, Editor)
Medical agriculture Xu (Beijing, Editor)
Fu Kuo-Chung (Hangzhou, academics)
Ding Dong (Beijing, scholar)
Ai Xiaoming (Guangzhou, academics)
Xing small group (Beijing, scholar)
Song by Min (Beijing, scholar)
Wang Dongcheng (Beijing, scholar)
Dai Xu (Hangzhou, academics)
Qiuyan Liang (Taipei, Associate Professor of Institute of Ethnology, Academia Sinica)
Wang Kang (Chongqing, academics)
Ben Xu (Beijing, scholar)
SHAANXI UNIVERSITY (Wuhan, academics)
Ye remedy (Beijing, poet)
Zhu Kun (Beijing, an independent film)
Zhang Hong (Shanghai, academics)
Old Village (Beijing, writer)
Zhou Feng (Beijing, scholar)
Choi Kam Chuen (Hong Kong, media people)
Ying-Dar Lin Chi (Taiwan, edit)
Lei Yongsheng (Beijing, scholar)
Yangfu Fang (Beijing, teacher)
XU Jing Asia (Hainan, poet)
Wang Xiaoni (Hainan, poet)
Lu frequency (Beijing, women’s rights workers)
Haitian Zheng (Beijing, retired editor)
Cheng Nai-Xin (Beijing, retired editor)
Yue build a (Beijing, scholar)
Guo in China (Beijing, scholar)
Yao great (Shanghai, academics)
Yang Wei (the Taiwanese and media)
Chow Po Chung (Hong Kong, scholars)
Xu (Beijing, Editor)
Zhuzheng Lin (Beijing, scholar)
Zheng Yefu (Beijing, scholar)
Shi Tao (Beijing, business managers)
Park holds one (Shanghai and media)
Chu Cheng (Chengdu and media)
Whispering to the (Beijing and media)
Yao Bo (Beijing, writer)
Du Ting (Hong Kong, media people)
Ho Yang (Beijing, an independent documentary producer)
Hua Ze (Beijing, documentary director)
Zhang Hui (Beijing, Mr. Tak Institute of charge)
Nowata (Guangzhou, writer)
Yu Jing Yu (Fujian, engineers)
Wu Huaying (Fujian, human rights defenders)
Su Yutong (Germany, media people)
Hai (Xi’an, folk scholar)
Lixiong Bing (Beijing, lawyer)
Ni Yulan (Beijing, human rights lawyer)
Liu Wei (Beijing, human rights lawyer)
Li Heping (Beijing, lawyer)
Jinguang Hong (Beijing, lawyer)
Venus Li (Beijing, lawyer)
Tang points (Beijing, lawyer)
Lu Enoch (Shanghai, civic Christians)
Huang Yanming (Guizhou, human rights defenders)
Zheng Chong Tim (Guangdong, citizens)
Liu Qiang of the China (Beijing, citizen)
Dongji Qin (Beijing, human rights defenders)
Zhou Hongyu (Fujian, citizens)
Wu Yutang (Fujian, citizens)
Ying Wei (Fujian, human rights defenders)
Zhuo Yougui (Fujian, human rights defenders)
LIN Bi Xian (Fujian, human rights defenders)
Li Hua (Beijing, freelance)
Ren Jiaqi (Beijing, poet)
TIBET (Beijing, by the writer)
Wang Debang (Guangxi, human rights defenders)
Jang (Henan, human rights defenders)
Han Ying (Beijing, human rights defenders)
Young branches (Beijing, human rights defenders)
Yang Shuping (Beijing, human rights defenders)
Wang Wei (Shandong, citizens)
Yu Yu Ping (Fuzhou, college students)
Wang Li Hong (Harbin, freelance)
Door Inverness (Beijing, public)
Wang I (Beijing, documentary director)
Liu rustle (Beijing, human rights activists)
Hu Jie (Nanjing, documentary director)
Wang Chao (Beijing, film director)
Xu Juan (Germany, media workers)
TANG Xiao-Du (Beijing, critic)
Wei Haitian (Inner Mongolia, journalists)
Zhang Zhen (New York, academics)
Zhao (Beijing, media people)
Sa Chong (Italy, engineers)
Xiao-Lin Guo (Beijing, poet)
Wang Lu (Beijing, media people)

Locos por el Mundial

23 jun 2010
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El año en que China logre calificarse de nuevo para un Mundial será memorable. Este país vive una nueva revolución, la del zuqiu, el futbol. Esta tarde me he encontrado a Eric, nombre inglés del camarero de mi cafetería favorita en Pekín, dormido detrás de la caja. “Ay, perdona, es que apenas he dormido. Después del Francia- Suráfrica me quedé hasta las tantas mirando el Argentina-Grecia. Llevo toda la semana así”, me ha dicho mientras me devolvía el cambio, sin apenas abrir los ojos.
Eric, un chico de 21 años, nacido en una aldea rural de Mongolia Interior, es uno de los tantos millones de chinos dispuestos a pasarse la noche en vela para no perderse ni un solo partido del Mundial. El último partido se emite aquí a las 2.30 am (hora local), y generalmente no termina hasta pasadas las 4.30 de la madrugada.  Algunos blogs y foros online aseguran que en webs como taobao, el portal de compra por Internet más popular de China, es posible encontrar certificados médicos falsificados para justificar ausencias en el trabajo.
“He seguido los dos partidos de España. Fue una lástima que perdiese contra Suiza, pero menos mal que ganó a Honduras”,  comenta Eric, que se sabe de memoria los nombres de todos los jugadores del Barça, “el mejor equipo del mundo”, asegura. A lo largo del año,  Eric me ha puesto al día de la Liga española mientras yo me bebía el espresso. “Muy corto”, insisto siempre. Como me me ha cogido cariño, insiste en ponerme un café doble o en regalarme un latte. Para él, un espresso es una bebida  extraordinariamente cara, teniendo en cuenta el tamaño.
Esta semana, Eric está tan dormido que no me hace ni caso. Ni si quiera le apetece practicar inglés, a menos que sea para hablar de futbol. En Pekín se han vuelto locos con el Mundial. Te encuentras  pantallas gigantes y televisores por toda la ciudad:  en los viejos hutongs del centro, en el barrio pijo-guais de Sanlitun, en los anodinos suburbios residenciales, en el pub irlandés frente a la Embajada alemana, en la cantina de fideos fritos que hay debajo de mi casa….    La gente hace quinielas, apuesta dinero y se reúne con los amigos para cenar o emborracharse de cerveza mientras ven juntos partidos tan “aburridos” (repito textualmente lo que dicen algunos entendidos), como el de la inauguración, Mexico-Suráfrica.

El viernes pasado  fui con mi novio y unos amigos alemanes a ver Alemania-Serbia  en el restaurante bávaro de Gongti Dong  Lu, una avenida cercana a la zona de bares de Sanlitun. En la mesa de al lado, un grupo de jóvenes chinos vestidos con camisetas de la selección alemana seguía con pasión el partido, a la vez que engullían  salchichas y kartoffelsalat . Mi novio – capaz de interpretar mejor que yo en qué momento del partido es apropiado gritar “aaai”, “uuuy”, “casi” o “cabrón” – , llegó a la conclusión de que “no se enteraban de nada”.  Sin embargo, se lo estaban pasando bomba. Especialmente, cuando vieron que mi novio y nuestros alemanes empezaron a gritarle “sha bi” al árbitro (español,  por cierto).  En chino, sha bi significa “gilipollas” o algo parecido.  Nos hemos aprendido la palabrita de memoria, ya que nuestro apartamento está muy cerca del Estadio de los Trabajadores, el estadio del equipo local, el Beijing Guoan, y cuando hay partido oímos perfectamente la lluvia de insultos sobre el equipo contrario.  Sha bi se pronuncia igual que “Xavi”, el jugador del F.C. Barcelona. Por eso, cuando en verano de 2007  el Barça vino a jugar a Pekín, los organizadores pidieron a los fans del Guoan que, por favor, cambiaran ese día de insulto.

En casa del doctor Ramírez

13 may 2010
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El doctor Roberto Ramírez goza de cierto prestigio en Malolos, una ciudad en los suburbios de Manila. Su padre fue regidor local y él ahora dirige una clínica y un centro de rehabilitación para adictos al shabu (metanfetamina), la droga número 1 en Filipinas y en la mayor parte del Sureste asiático.  El pasado Febrero organicé una visita al centro con otro periodista para preparar un reportaje sobre el tráfico de drogas entre China y Filipinas. Así fue como conocí al Dr. Ramírez y a toda su familia.

 En el centro de rehabilitación hay 37 pacientes, entre los 16 y los 63 años.  Cuesta unos 25.000 pesos al mes (unos 400 euros), aunque el precio es “negociable” según el caso. Algunos drogadictos llegan a través de ONGs y asociaciones de ayuda que les financian parte del tratamiento. Se trata de un tratamiento muy estricto, que empieza por tener que avanzar una hora el reloj. No entendí muy bien cuáles son los beneficios de vivir con una hora de diferencia respecto al resto del país, debe ser parte del proceso de aislamiento.

 

Tampoco acabé de entender porqué no me permitieron entrar al recinto con los hombros al descubierto. Menuda gracia tener que ponerme un jersey bajo el sol ardiente del mediodía y a una temperatura superior a los 30ºC.

 

Otra de las normas del centro es “no sex, no drugs, no violence”. No me saben explicar qué hay de malo en el sexo cuando uno quiere dejar las drogas. Pero todo tiene que ver con que el Dr. Ramírez dice ser católico y muy devoto, como el 80% de la población filipina.  Su programa de rehabilitación para drogadictos incluye” sesiones de catequismo, atención religiosa, plegarias en grupo y me imagino que excursiones domingueras a la iglesia más cercana (por cierto, en la catedral de Barasoain de Manolos, un templo construido originalmente por los españoles, se firmó la Constitución de Filipinas, “la primera democracia” de Asia).

 

Los dormitorios de los pacientes están en el sótano de un edificio que antes era un almacén, sin luz natural ni aire acondicionado. El día que fui a verles dormitaban en sus literas, muertos de calor. La austeridad forma parte del programa de rehabilitación, aunque cueste una pasta. En el patio hay una vieja canasta para que puedan jugar a baloncesto – el deporte nacional – y en una esquina un pequeño cobertizo con máquinas de ejercicios. Pero lo que más sorprende es la hilera de jaulas en un extremo. Por lo menos hay 40 perros encerrados, que ladran como locos cuando alguien se acerca.” Los pacientes les sacan cada día a pasear, nos promete Ramírez.  “Si pueden hacerse responsables de un ser vivo, significa que pueden responsabilizarse de sus vidas”, añade el doctor, ajustándose las Oakley sobre la nariz chata.

 

Terminada la visita al centro, Ramírez nos invita a su casa para que conozcamos a su familia. Al único que no tenemos ocasión de ver es a su hijo mayor, de 22 años. Con 22 años, el joven Ramírez decidió presentarse como candidato a consejero de distrito de Malolos, provincia de Bulacán, en las pasadas elecciones de mayo y andaba liado preparando la campaña. Ser político le viene de familia: el abuelo Ramírez ya fue regidor local. En el centro antidrogas tienen un poster electoral suyo colgado en la puerta. 

 

El hijo segundo de Ramírez, de unos veinte años, ayuda a su padre en la clínica.  Es un chico alto,  rechoncho y con cara de bonachón. Ni quiera las gafas de sol surferas de marca Oakley le dan el mismo toque macarra que a su padre. Se presta voluntario a conducir hasta casa para que el Doctor pueda hablar más relajadamente con nosotros. El coche familiar de los Ramírez es el último modelo de todoterreno de Toyota, con los cristales tintados, nuevo de trinca. El aire acondicionado está a tope y hace un frío que pela.

El coche canta mucho al lado los triciclos motorizados que circulan por los barrios de Malolos, mezcla de chabolas, miseria,  edificios coloniales en ruinas y establecimientos prefabricados de McDonald’s y JollyBee, el fast-food favorito de los filipinos (NO me quedé con ganas de probarlo).

 Al pasar por la plaza del mercado, Ramírez nos enseña unos carteles electorales de su hijo mayor, “probablemente, el candidato más joven de la historia de Malolos”, dice el doctor, orgulloso. En el coche lleva algunas camisetas electorales, con el rostro de su hijo estampado en el centro y el logo de la clínica para drogadictos. En Filipinas nadie tiene problemas para reconocer que quién se mete en política lo hace para proteger sus negocios.

 

 De camino hacia su casa, el Dr Ramírez recibe la llamada de unos conocidos que le piden ayuda. La policía les ha pillado en una pelea ilegal de gallos y les ha puesto una multa. “Veremos lo que puedo hacer, os llamo luego”, les promete Ramírez. El doctor se queda pensando unos segundos, con la mirada fija en la pantalla del móvil, antes de hacer una llamada. Sus contactos dan resultados. Ramírez es un pez gordo en Manolos. Hace cinco años se construyó una casita unifamiliar de tres plantas, pintada en color verde pastel. Frente a la casa hay un pantano de aguas turbias, rodeado de malas hierbas, que desprende un olor fuerte. 

“¿Es un lago? , pregunto.

“No, una piscifactoría”, me aclara la hija pequeña, de 19 años.


El Toyota ocupa todo el patio, donde su esposa y una asistente doméstica lavan pantalones a mano. Aunque los Ramírez tienen por lo menos cuatro personas de servicio, la casa es un caos.  Hay ropa tendida en las escaleras, zapatos tirados por el suelo, juguetes sobre el televisor, una montaña de platos sucios en el fregadero, pieles de fruta en el sofá. Los Ramírez tienen dos hijos adoptados, un niño tímido e hudiozo, de unos  7 años y una de 3 que es una histérica. Cada vez que alguien le dice algo se pone a chillar.

Las familias filipinas tienen una media de 5 hijos. El concepto de planificación familiar es inexistente por la influencia de la Iglesia, a pesar de los problemas de superpoblación y pobreza que afectan al país. Cuando sus primeros tres retoños se hicieron mayores, los Ramírez decidieron adoptar. No me explicaron el motivo real, pero gracias a su posición acomodada hicieron un favor al pueblo filipino. El matrimonio tienen una chica de la limpieza, una niñera y hasta un mozo que hace de mayordomo-guarda de seguridad, que viven en la primera planta de la casa.

Las dos clínicas que regenta Ramírez y diversas propiedades inmobiliarias le han permitido ganar bastante dinero en los últimos años.  “Desde entonces, he recibido amenazas de secuestro” , reconoce el doctor. Así que decidió que lo mejor sería armar a toda la familia. Ahora en casa de la Ramírez hay 35 armas de fuego, contando las que les ha regalado a cada uno de sus hijos. “En Filipinas es fácil conseguir permiso de armas, no hay un mínimo de edad”, explica el doctor, empezando a sacar las pistolas y fusiles tiradas de cualquier manera sobre la litera de los chavales, entre sábanas arrugadas. Entre ellas hay una M16 recortada y un fusil M30 de la Segunda Guerra Mundial, el último regalo de Ramírez a su hijo mayor, el metido en política. “Es un macho, como yo”, dice el doctor que se considera un “amante de las armas”. Se me pone la piel de gallina cuando Ramírez nos enseña la pistola que guarda cargada en el cajón de los calcetines de su habitación, que la niña pequeña puede abrir sin problemas.

  el Ramírez mostrando su arsenal doméstico

La presencia de armas de fuego es habitual en Filipinas, especialmente en Manila, donde hasta los guardas del 7-Eleven van armados.  El crimen y la violencia están muy extendidos, consecuencia de la pobreza y la corrupción. Algo tendrá que ver también con la ocupación yankee, pienso. Lo mismo pienso de la pasión filipina por la comida basura. Uno de los platos nacionales es el bocadillo caliente de mayonesa y queso, según he podido comprobar estos días.

 

Son las cuatro de la tarde y el hijo gordito-conductor aparece con dos cajas de pizza tamaño familiar, que acaba de ir a comprar. “¡Merienda!”, anuncia Ramírez, abriendo las cajas. Una es de piña y gambas. La otra es de pepperoni. No sé si la palabra pizza encaja dentro de nuestra definición de  “merienda”, una palabra que los filipinos adoptaron idéntica del castellano. Pero los filipinos comen a cualquier hora, así que siempre hay excusa para merienda. Es la tercera vez que comemos en cuatro horas. En el centro de rehabilitación nos han dado pancit, versión filipina de fideos chinos fritos con soja, verduritas y cerdo, un plato de “sangre” frita  y varios kilos de mangos.  Rechazo la pizza pero acepto la manzana que me ofrece la señora Ramírez, una mujer corpulenta, con un fino bigotillo sobre los labios. Va vestida con una camiseta y pantalón corto de algodón rojo más parecido a un pijama y unas sandalias de plástico, todavía mojadas de lavar la ropa. Su aspecto descuidado contrasta con el de su marido, mucho más jovial gracias a sus gafas surferas y su camiseta ajustada marcando pecho. Nos casamos con 15 años”, me explica la mujer después de preguntar a nosotros dos si estamos casados.

Cuando se acaba la pizza, los Ramírez insisten en tomar una foto todos juntos en el salón. La niña histérica no para de chillar mientras la su madre la sujeta con fuerza. Desde el rellano de la escalera, una estatua gigante de Cristo en la cruz observa la escena con su mirada de sufrimiento.

 

Con un español, sobre todo, no critiques el toreo

07 abr 2010
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Las autoridades chinas tienen una obsesión por “quedar bien” ante los extranjeros. Durante los meses previos a los JJOO, los pekineses recibieron una lista de instrucciones sobre educación y buenos modales. Les pidieron que por favor abandonaran algunos hábitos populares como  escupir por la calle, sentarse de cuclillas o pasearse con la camiseta arremangada enseñando la barriga, por mucho calor que hiciese. La campaña de educación funcionó  si tenemos en cuenta que hoy se oyen muchos menos escupitajos por Pekín. El sonido es inconfundible. Empieza por un gargareo “ggggghhrhhhxxhhrrr” y después .. “pschuuuuu”,  seguido de “plof”.

Pero a lo que iba. Visto el éxito obtenido en Pekín, las autoridades chinas han decidido hacer lo mismo en Shanghai, que este año alberga la EXPO UNIVERSAL (para quién no lo sepa: se inaugura el próximo 1 de mayo y tiene como temática el desarrollo urbano sostenible, “mejor ciudad, mejor vida”).

Los habitantes de Shanghai – 20 millones, más o menos – han recibido una GUÍA que da respuesta a 200 cuestiones para disfrutar de la Expo de una forma “civilizada”.  Abarca desde cuestiones prácticas a consejos sobre cómo tratar con extranjeros. Algunas son tan ridículas que imagino que más de un shangainés se habrá sentido ofendido.

Destaco, por ejemplo, la 109: ¿Qué hacer para ser un buen anfitrión?

Tendremos que esforzarnos mucho y poner mucha atención a las pequeñas cosas para garantizar el intercambio cultural civilizado. Esto implica:

  • Decir  ”por favor” y saludar de forma educada. Pedir “perdón” en caso de molestar.
  • No ser ruidoso en los lugares públicos, sobre todo al hablar por el móvil.
  •  Vestir de forma apropiada. NO salir en pijama a la calle (un hábito  muy extendido en China, a mi parecer, la sociedad más informal del planeta. Para algunos salir en pijama es una manera de presumir de que vives en el centro de la ciudad)
  • Respetar las señales de tráfico, como los semáforos. Evitar adelantar por la derecha o por el arcén. Dar preferencia a los peatones, no tirar basura por la ventanilla

(Es una lástima que no añadan: “y por favor, sigan haciéndolo una vez termine la Expo”).

  • aplaudir después de las actuaciones , no escupir, no tender la ropa mojada en la ventana para no estropear el paisaje urbano (En Shangai la gente saca largos tubos de metal o de bambú por la ventana para tender la ropa)  

110. ¿qué puedo hacer como anfitrión para mantener la imagen del país?

Al encontrarse con extranjeros, es básico mostrar amor por la patria,  honor y  dignidad nacional. No  decir nada que estropee la  imagen del país. 

111. ¿Requisitos de etiqueta para visitar la Expo?

  • Llevar un peinado decente, peinarse bienAsegurar limpieza oral y del rostro.  
  • Cortarse las uñas regularmente y llevar las manos limpias

Atención, taxistas e inmigrantes de las zonas rurales: tendréis que cortaros la uña del meñique. (En China dejarse la uña larga al estilo Jurassic park es una forma de presumir que uno ya no trabaja en el campo)

114. Dentro de la Expo, hay que respetar los derechos de la propiedad intelectual?

En cualquier ciudad china es posible comprar bolsos de marca falsos, Dvd pirata, libros pirateados… sin que las autoridades hagan nada para impedirlo. Pero dentro de la Expo la cosa cambia:

  • Por favor respeta la propiedad intelectual, no compres objetos pirateados.
  • No utilices sin permiso los símbolos de la Expo
  • No exhibas ningún tipo de imitación!! (aquí no entendí bien si se refiere a que por ejemplo no lleves ropa de imitación – algo casi imposible en China – o a que no hagas ninguna intentona de copiar, como por ejemplo, fotografiarlo todo como un loco, de forma sospechosa)

115. Qué normas de etiqueta debo seguir al entrar en un pabellón extranjero?

Entre otros…

  • Ser galán y dar preferencia a las mujeres en colas, servicios públicos.
  • Respetar la privacidad: evitar preguntas sobre edad, ingresos, casado, familia, salud, .. no hablar de religión o política… con  los extranjeros habla de temas comunes,  fáciles, como el tiempo, deportes …
  •  moderar la simpatía” : En Occidente sobre todo, priorizan la  independencia y autonomía del individuo. Así que evita interferir o violar su dignidad personal. No atosigues. No expreses ansiedad de conocer ante los extranjeros..

Noooo!! Pero si a mí lo que más me gusta de los chinos es su infinita curiosidad!!  

  • “no ser demasiado modesto”:  en muchas culturas extranjeras se enfatiza la autoconfianza, la capacidad de cada uno. Por eso, pueden ver de forma rara la  modestia china. Evita autodespreciarte.

Es cierto que los chinos no hablan mucho de ellos mismos, pero de aquí a que sean autocríticos… justamente, en China tienen un  pánico tremendo a hacer el ridículo, es el miedo al “ loose face” , como se dice en inglés.

Y por último,  Algunos consejos para tratar con extranjeros, según país de procedencia. Destaco los más interesantes:

 120. DANESES:

Cálidos y generosos, optimistas por naturaleza, “les encanta beber”.

Intentar mantener  cierta distancia física al hablar con ellos

 123: ESPAÑOLES:

entusiastas y optimistas, descontrolados, realistas, duros

Evitar hablar de religión familia y trabajo. Sobre todo,  no criticar el toreo.

¡bingo! Religión, familia, toros. Asuntos que siguen dividiendo a nuestro país. Trabajo: también polémico. Porque al menos un 20% no tiene. 

 127. JAPONESES:

Dan importancia a la cortesía, a la ceremonia del té y les gusta mucho beber. Cuando los japoneses asienten con la cabeza significa que “entienden” pero no necesariamente que estén de acuerdo.  

134. RUSOS

Evita hablar de conflictos políticos y religiosos, dificultades económicas, disputas étnicas.

138. MEXICANOSSon simpáticos y despreocupados. No a todos les gusta hablar de inmigración 

140. Cómo relacionarse con las minorías étnicas del resto de China (véase, por ejemplo, tibetanos y uigures, la etnia musulmana de origen turco de Xinjiang)  

Ten en cuenta las diferencias con el resto de los chinos (se refiere a los Han, la etnia mayoritaria)  en cuanto a dietas y vestimenta.  Respeta su religión y sus tradiciones culturales para asegurar una mejor interacción con ellos 

Los esquizofrénicos no encuentran su sitio en la nueva China

14 mar 2010
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  • La escasez de atención médica y social a los enfermos mentales impide su integración en la sociedad
  • Según el Ministerio de Sanidad Chino, los trastornos mentales representan el 20% de las enfermedades del país y alcanzarán el 25% en 2020.

Pang Jin estudió arquitectura en una de las mejores universidades de Pekín y habla inglés con fluidez, pero su currículum de  poco le sirve a la hora de amasar pan, la actividad que le ocupa tres mañanas de la semana en el sencillo hospital psiquiátrico de los suburbios de Pekín donde reside desde hace diez años. “No es que me guste mucho hacer esto, pero al menos me entretengo unas horas al día”, dice Pang, – o “Jeff” , como prefiere que le llamen- , limpiándose las manos llenas de harina en el delantal.  Poco antes de cumplir los 30, cuando apenas empezaba a trabajar como arquitecto, Jeff rompió con su novia y sufrió una grave desestabilización emocional,  que los médicos asociaron a una esquizofrenia incipiente. Poco después, su familia le ingresaba en este hospital privado, más parecido a una residencia que a un centro médico, en el que viven 190 pacientes afectados por enfermedades mentales, la mayoría por esquizofrenia.

JEFF EN EL TALLER DE PAN Jeff y otros esquizófrenicos en el horno de pan

“El gobierno sigue sin prestar suficiente atención a los enfermos mentales”, dice Yang Yun, la enfermera que decidió abrir este centro hace poco más de diez años, con la ayuda de un amigo psiquiatra. Por  1000 yuanes al mes (unos 100 euros ), los pacientes  reciben alojamiento y comida, atención médica y medicación por parte de los doctores que visitan el centro durante el día, y el cuidado atento de cuatro enfermeros sin titulación profesional, incluida Yang, a quién los pacientes ven casi como a una madre.

En Pekín hay otros tres centros privados como el suyo, pero “no son suficiente” para completar la escasez de camas en los hospitales públicos y de programas de atención social destinados a los enfermos mentales. “Sin un programa de atención social no es posible acabar con la discriminación hacia los enfermos mentales”, añade Yang, mientras observa  con cariño a los pacientes equipados con gorros y delantal blanco que esa mañana hornean pan.  

 “Algunos no salen nunca del centro”, explica Natascha Prigge ,  una exaptriada alemana en Pekín. Natascha y una amiga suiza tuvieron la iniciativa de abrir  este pequeño taller de pan como terapia para los enfermos del hospital de Yang, al que llamaron “Crazy Bake”.  Ellas mismas, con la ayuda de Jeff y los pacientes más capacitados, venden el pan y otras pastas caseras frente a la salida del colegio alemán de Pekín, dos días a la semana. Cada onza cuesta 20 yuanes (unos 2,5 euros). Los ingresos son para  pagar los gastos del horno y mantener el pequeño dormitorio común donde viven los enfermos del taller, mejor acondicionado que el resto del hospital.  

crazy-bake-esquizofrenicos1.jpg los pasteleros de “Crazy Bake”

La sociedad china sigue manteniendo graves prejuicios hacia las enfermedades mentales. Mientras en las zonas rurales más pobres miles de enfermos mentales viven en sus casas sin que las familias reconozcan su dolencia, en las ciudades muchos son encerrados en hospitales psiquiátricos como éste, a pesar de que con la medicación y atención psicológica adecuada podrían  reintegrarse en la sociedad, especialmente los esquizofrénicos.

En el hospital de Yang, escondido en un barrio obrero de los suburbios de Pekín, la mayoría de los pacientes acostumbran a pasar el día viendo la televisión o jugando a cartas. Salen poco y no hay dinero para terapias de reintegración  en la sociedad. “Sólo con recibir mayor atención de sus familias podrían hacer una vida más “normal”, asegura Yang, después de presentarme a un joven esquizofrénico graduado en  Ingeniería por la Universidad Tsinghua, una de las mejores del país.

La mayoría de los pacientes provienen de buenas familias, que pueden permitirse  el coste de la residencia, pero en las zonas rurales la escasez de atención a los enfermos mentales empieza a convertirse en un problema grave.  El pasado noviembre, el rotativo oficial China Daily explicaba el caso reciente de un joven esquizofrénico de 21 años, que había matado a seis miembros de su familia en una aldea remota de Yunnan, en el sur del país, y alertaba de la “deficiencia de atención médica a los esquizofrénicos en el país”.  Según el Ministerio de Sanidad chino, más de 56 millones de personas con enfermedades mentales no reciben ningún tipo de tratamiento. Sólo una cuarta parte de los pacientes con problemas severos son hospitalizados.  La razón principal  es la falta de concienciación pública acerca de las enfermedades mentales y el elevado coste del tratamiento para las familias, según Wang Gaohua, experto en enfermedades mentales del hospital  afiliado a la Universidad de Wuhan, capital de la provincia interior de Hubei. “Las enfermedades mentales  se “han convertido en un riesgo para la salud y seguridad pública”, alertaba China Daily, un medio controlado por el Partido comunista chino.

OPERACIONES DE CEREBRO

La prensa local china presta cada vez más atención al problema de la esquizofrenia. Sin embargo, la postura del gobierno chino hacia las enfermedades mentales continúa siendo un tema políticamente “delicado”: todos los expertos locales contactados por esta periodista rechazaron ser entrevistados. Una de las cuestiones más polémicas es que algunos hospitales chinos continúan practicando operaciones en el cerebro para tratar a esquizofrénicos, una práctica muy poco habitual en Occidente. En el hospital militar 454 de Nanjing me aseguraron que han llevado “con éxito” alrededor de 1000 operaciones para tratar enfermedades mentales,  desde esquizofrenia a psicosis epiléptica a trastornos obsesivos o de  personalidad. Cada intervención  cuesta alrededor de 35.000 yuanes (unos 3.500 euros) . A pesar de las continuas denuncias de familias de pacientes que han sufrido daños terminales en el cerebro después de este tipo de intervenciones,  los hospitales continúan llevándolas a cabo. Estas operaciones se han convertido en una atractiva  fuente de recursos para los hospitales chinos, que dependen de sus propios ingresos para financiarse.

La revolución más dulce de China

06 mar 2010
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Trufas de sésamo, bombones de té verde, orejones de albaricoque bañados en chocolate negro…  estas son algunas de las innovaciones más recientes del pastelero canadiense Laurier Dubeau, dueño de una chocolatería de lujo en Pekín. Abandonando la cocina por unos minutos, Dubeau se lava las manos en el delantal y me ofrece algunos de los bombones que aparecen en su último catálogo, el especial Año Nuevo Chino. Me asegura que sus clientes – todos chinos – son muy exigentes, aunque el chocolate haya sido un producto prácticamente desconocido en su país hasta hace  30 años. Su chocolatería, en el barrio ultramoderno de oficinas Soho Jianwei,  se llama   “La Place”. Tener un nombre francés era uno de los básicos para llevarse un pedazo del suculento mercado del chocolate chino, que ha crecido un 11% anual desde el año 2004,  mientras las ventas se estancan en Occidente.
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(Dubeau en su chocolatería de Soho , Pekín)

El  rápido aumento de la capacidad adquisitiva de la población china y la paulatina integración de los hábitos occidentales por parte de la clase media han dado lugar a un boom en el consumo de chocolate que ha atraído a las principales empresas extranjeras del sector.

Una de ellas es la española VALOR. “Se trata de un mercado muy dinámico y en expansión”, asegura Gonzalo Sánchez,  director de exportación de la conocida empresa de chocolate de Alicante. Las ventas de Valor en el mercado chino han aumentado una media del 20% anual desde que empezaron a exportar a este país, en el año 2002. China es su segundo mayor mercado, sólo por debajo de EEUU, según Sánchez.

Las ventas de Valor crecen por encima de la media del mercado chino de chocolate, que ha crecproductos-valor-en-super-chino.jpgido el 11% desde 2004, según la consultora EUROMONITOR. El año pasado, las ventas medias en el sector cayeron al  7% por la crisis, pero, aún y así , por encima del crecimiento medio anual del consumo doméstico en China en 2009, del 6%. Esto, junto a la rápida recuperación de la demanda en las ciudades de la costa Este del país, permite posicionar  el mercado del chocolate como “uno de los más prometedores y dinámicos dentro de la confitería en China”, según el último informe de Euromonitor.

Valor está presente en los supermercados de Pekín y Shangai con sus tradicionales tabletas de chocolate de 100gr y 350 gr, que distribuye a través de un socio local especializado en importación de productos “gourmet” de alta calidad. Las tabletas de Valor cuestan entre 30 y 45 yuanes  (entre 3,5 y 5 euros),  más del triple que lo que cuesta la chocolatina líder de mercado en China, Dove, comercializada por la  estadounidense Mars.

Por consejo de su distribuidor local, Valor utiliza el mismo packaging que en España, es decir, las etiquetas están español , aunque el cliente chino no las entienda. “Así mantenemos la imagen de calidad de un producto importado”, dice Sánchez. “Hemos de diferenciarnos de alguna manera”, dice Sánchez, “porque no podemos competir por precio con las marcas locales o  las empresas extranjeras que fabrican en China”. Según el último informe de Euromonitor,  el  35% de las ventas de productos de confitería de chocolate en China – desde chocolatinas y otros productos de impulso a tabletas de importación de lujo – se concentra en tres multinacionales extranjeras: Mars, la suiza Nestlé y la italiana Ferrero. Las tres producen en China y tienen joint-ventures con un socio local.

Atraído por el boom del mercado chino, Barry Callebaut, el mayor fabricante de cacao del mundo, a abrir su primera planta en Suzhou, cerca de Shangai, y está trasladando sus oficinas de Singapur a China.

También han aparecido competidores locales como Leconté (basada en Shenzen) y Golden Monkey, en Shangai, con una presencia cada vez más fuerte.

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Pero las marcas chinas “no gozan de la imagen de marca del chocolate extranjero”, explica  Dubeau en su pequeña chocolatería en el centro financiero de Pekín. “La Place” tiene alrededor de 1.000 clientes, el doble que hace dos años, la mayoría empresas que buscan cajas de bombones como regalos corporativos.

Para hacerse un hueco en el mercado chino, VALOR ha apostado por promover sus tabletas de chocolate sin azúcar y las de alta concentración en cacao, del 70%. Son percibidos como más “saludables” y “menos dulces”, características muy valoradas por el consumidor chino de clase media-alta.

Siguiendo la tendencia global, el consumo de chocolate negro está en auge en el gigante asiático, aunque las chocolatinas con leche siguen concentrando un 38% de las ventas, indica Euromonitor.  Especialmente, las combinadas  con nueces, frutos secos o arroz,  los snacks chinos más populares. Valor también ha apostado por promover su chocolate relleno de almendra “Marcona”, que sñolo se produce en España.

Una muestra de la “revolución del chocolate” que vive China es el festival dedicado a este producto que se celebró en febrero en el recinto olímpico de Pekín. HAbía desde una reproducción de chocolate de la Gran Muralla a un BMW en tamaño real. A pesar del estilo cutre-kitsch, en el festival se promocionan las principales marcas extranjeras que compiten por llevare una parte del pastel en el mercado chino, como la suiza Lindt o la americana Hersheys.

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guerreros-choco-2.JPG los guerreros de Xian de chocolate

El hábito de comer dulce es aún incipiente en China. Eso explica que el consumo per cápita de chocolate sea de 90 gr , bastante inferior al de sus vecinos asiáticos como Corea o Japón, que supera los 2 kg.  En España, el consumo de chocolate es de 3,5 kilos por persona al año, mientras en otros países europeos más consumidores como Gran Bretaña se superan los 9 kilos de media.

“Hay queir educando al consumidor”, dice Dubeau. Muchos de sus clientes creen que los bombones deben estar recién hechos  para ser frescos, cuando se trata de un producto de larga duración.  Un 40% del consumo de chocolates en China corresponde a  cajas de bombones, un objeto de regalo cada vez más popular para bodas y empresas, especialmente durante las vacaciones como el Festival de Otoño o de Año Nuevo.  Será cuestión de tiempo ver si la compra diaria o por impulso de chocolate llega a los niveles europeos, según González.

“Para reducir el odio entre Uigures y Han hay que acabar con los prejuicios”

27 feb 2010
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Entrevista a Ilham Tohti, profesor Uigur en la Universidad de las Minorías Étnicas de Pekín 

Ilham Tohti en el comedor de su casas 

El intenso olor a perfume es lo que más sorprende al entrar en el apartamento de Ilham Tohti, profesor Uigur de la Universidad de las Minorías Étnicas de Pekín. A diferencia de los Han (la etnia a la que pertenece el 90% de la población china), los Uigur tienen el hábito de usar perfume, como muchos otros pueblos musulmanes. Los uigur son una etnia de origen turco, con un idioma y una cultura que no tienen nada que ver con la china, que habita en la llamada “Región Autónoma de Xinjiang”, en el extremo noroccidental de China, aunque ellos prefieren llamarla “Turkestán Oriental”.

Tohti es profesor de economía en esta universidad pekinesa y  ha invertido muchos esfuerzos durante los últimos años en promover el entendimiento entre Uigures y Han. La convivencia no es fácil a causa de represión social y cultural que el gobierno chino ejerce sobre los Uigur.

Uno de los principales proyectos liderados por Tohti era un portal de información en Internet dirigido a los más de 9 millones de uigur que hay en el país, Uighurbiz.net. Era muy popular. Demasiado, quizás. El gobierno chino decidió censurarlo poco después de las revueltas que estallaron el 5 de julio en Urumqi, capital de Xinjiang, en las que perecieron casi 200 personas, la mayoría Han. Para su sorpresa, Tohti fue detenido y encarcelado durante casi dos meses, aunque él estaba en Pekín. También le prohibieron dar clases hasta hace poco. 

“Me siento frustrado”, me dijo Tohti el pasado diciembre, cuando le entrevisté en su casa. Llevaba un semestre sin poder dar clases ni dedicarse a Uighurbiz, que aún sigue censurada.

El profesor está convencido de que el gobierno local de Xinjiang fue quién ordenó su detención este verano.  Dos meses antes de las revueltas, Tohti publicó un artículo en Uighurbiz criticando duramente al gobernador de Xinjiang y a todo su equipo  (que es asignado por Pekín). “Ellos han sido los responsables de una política desastrosa a la hora de proteger los derechos y la cultura del pueblo uigur y de promover el entendimiento con los Han”, repite Tohti, mientras su mujer le sirve una taza de té. La pareja es un ejemplo de la diversidad cultural del pueblo Uigur: ella, de tez clara y facciones caucásicas. Él, con su cabello azabache teñido con Henna,  podría colar como pakistaní. Tohti dice él mismo tener antecedentes familiares en la franja de Pakistán fronteriza con Xinjiang.

Después de publicar sus críticas en la web, el gobierno local de XInjiang trató primero de sobornarle: “ Me dijeron que regresara a Xinjiang, que me asegurarían una buena vida para toda mi familia”, recuerda Tohti, encendiendo un cigarrillo. Estamos en el sencillo comedor de su apartamento, una mesa y cuatro sillas junto a una vitrina con vajillas de porcelana barata, al estilo árabe. “Al ver que yo no reaccionaba, optaron por las amenazas, tipo: ten cuidado de no ser atropellado”, añade Tohti. La cosa acabó con su detención, en julio. Las revueltas fueron una excusa para convertirle en un agitador de la violencia Uigur. Según los medios chinos, la chispa que encendió las manifestaciones violentas en Urumqi fue la indignación popular por la muerte de dos trabajadores Uigur en una fábrica de Cantón en una pelea contra trabajadores Han. Uighurbiz difundió ampliamente la noticia, que también corría por SMS.
 
Lo que más le preocupa a Tohti es que le ocurra algo a los colaboradores de la web. Uighurbiz empleaba a 76 personas, dos permanecen detenidas. La mayoría de colaboradores están en Xinjiang, donde Internet y las líneas de teléfono internacionales permanecen suspendidas en muchos lugares desde el pasado julio.

 Las revueltas de Urumqi han servido al menos para que Pekín envíe por primera vez una delegación oficial a investigar lo sucedido y tratar de comprender los problemas que sufre XInjiang, fronteriza con diversas repúblicas de Asia Central, entre ellas, Afganistán. La delegación estuvo formada por unos 500 funcionarios y expertos, pero Tohti no cree que la visita sirviera de mucho. Algunos de ellos le contactaron para decirle que se sentían  “frustrados” de no poder hacer nada para cambiar las cosas, y que parte del viaje se habían dedicado a cenar y a emborracharse con los políticos locales. “El sistema está demasiado centralizado y burocratizado para poder cambiar las cosas”, dice Tohti. Está convencido de que será la sociedad civil la que liderará el mejor entendimiento entre uigures y han, y no los políticos. Cada vez hay más académicos, intelectuales y ONGS llevadas por Han se interesan por los problemas de Xinjiang, muchos de ellos sacados a relucir por Uighurbiz.net:  Por ejemplo, la elevada tasa de desempleo entre los uigur por culpa de la discriminación frente a los inmigrantes Han, que ya se han convertido en la mayoría de la población de la región.  “El PIB de Xinjiang crece cada año pero los uigures no se benefician”, se lamenta Tohti. La mayor parte de las empresas y negocios de Xinjiang, región rica en gas y petróleo, son explotados por Han.

Otro problema grave en Xinjiang es la situación precaria de las zonas rurales. Casi el 90% de la población uigur es campesina. Según Tohti, los uigur tienen derecho a cultivar terrenos más pequeños y de peor calidad que en el resto de China,  donde la tierra es propiedad del Estado.

La web de Tohti también había empezado a informar de la rápida expansión del SIDA entre los uigur, uno de los grupos sociales más afectados por esta enfermedad en el gigante asiático. La proximidad de Xinjiang con Afganistán es una de las razones de que los Uigur estén involucrados en el tráfico de droga e inyección de heroína.

 “Para reducir el odio entre Uigures y Han hay que acabar con los prejuicios”, dice Tohti, encendiendo otro cigarrillo. La desconfianza mutua entre ambas étnicas nace de la política hacia las minorías étnicas que promueve el gobierno chino, “totalmente incoherente”, según Tohti. Por un lado, Pekín asegura dar un trato preferencial hacia los uigur (por ejemplo, dando ventajas a los estudiantes uigur en las escuelas). Por otro lado, lleva a cabo una represión cultural y religiosa con el fin de diluir la identidad nacional uigur. [ocurre lo mismo con los tibetanos].
La propaganda oficial consigue que la población Han crea que los Uigur gozan de más privilegios y ayudas que ellos, y “encima” se quejan de estar discriminados y se rebelan contra China, explica Tohti.  Los estigmas contra los Uigur han empeorado tras las revueltas de julio en Urumqi y los atentados mortales cometidos por rebeldes separatistas contra puestos de policía en Xinjiang poco antes de los JJOO de Pekín.  “Ahora cualquier delincuente uigur es visto como un terrorista”, añade Tohti, dando una última calada al cigarrillo. Xinjiang es la región de China que concentra más condenas a muerte y sentencias de cárcel por “subversión al poder del estado”,  según la ONG de derechos humanos norteamericana, Dui Hua.

Tohti no defiende el separatismo, pero quiere que los uigur se beneficien en la práctica del mismo progreso en libertades políticas y derechos civiles que vive el resto de la población china. Para ello, los uigures deben conocer cuáles son sus derechos, “alguien les debe informar”, recuerda Tohti. Éste era uno de los propósitos de su web. “Tenemos que exigir nosotros mismo nuestros derechos por la vía legal. Pero si no lo conseguimos, habrá que pensar otras maneras”, añade.

Pekín margina al cantonés

01 feb 2010
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El bullicio de decenas de voces hablando en cantonés es lo que más llama la atención en los restaurantes de dim-sum de Cantón, capital de la provincia china de Guangdong. Sin embargo, los tonos estridentes que caracterizan a este dialecto del chino, incomprensibles para un pekinés que sólo hable mandarín, desaparecen  al entrar en el campus de la universidad Jinan, en pleno centro de la ciudad. La política lingüística del gobierno chino impone el mandarín como lengua de enseñanza  en todas las  escuelas secundarias  y universidades del país, sin tener en cuenta que el cantonés continúa siendo la  lengua materna de más de 80 millones de personas, incluyendo la mayoría de habitantes de Guangdong, Hong Kong y de las comunidades chinas más numerosas en el exterior.
“La situación del cantonés en Guangdong es preocupante”, alerta Wu Wei, director del Instituto de Dialectos Chinos de la universidad Jinan, uno de los centros de estudios lingüísticos más reconocidos del país. La situación ha empeorado durante las últimas tres décadas con la llegada de millones de inmigrantes de todo el país para encontrar trabajo en  esta rica provincia industrial del sur de China,  conocida como “la fábrica del mundo”.

Según Wu, el cantonés continúa siendo una lengua viva, “pero el mandarín se está expandiendo mucho más rápido de lo esperado, incluso en Hong Kong”. En el Instituto todos hablan  mandarín, ya que la mayoría de los profesores, como Wu, no son cantoneses. Que no haya expertos locales en un centro de este nivel es un indicador de cómo el régimen chino se empeña en controlar directamente todo lo relacionado con el desarrollo de culturas e identidades autóctonas,  para asegurar que nada ponga en peligro la integridad de un país tan grande. Y en Guangdong, limitar el uso del cantonés tiene una importancia especial: “Pekín   ve el cantonés como un transmisor de la cultura y los valores democráticos de Hong Kong”, explica por teléfono Joseph Cheng, experto en política china de la City University of Hong Kong, a dos horas de tren de Cantón.
“Los cantoneses son más abiertos y críticos que en el resto de China”, opina Li Zhigang, profesor de urbanismo en la universidad Sun Yat-sen de Cantón. La prensa cantonesa tiene fama de ser la más crítica con el gobierno de Pekín de todo el país, con la ventaja que puede ser leída por millones de ciudadanos, ya que el mandarín y el cantonés comparten los mismos caracteres escritos, aunque se pronuncien de forma totalmente distinta. “Aquí nadie ve la televisión pública  [CCTV, principal organismo de propaganda del Partido comunista],  sino los programas y teleseries de Hong Kong”, añade Li, originario de Hebei, en el interior de China.  Li llegó a Cantón hace cuatro años y  colabora en diversos proyectos de desarrollo urbanístico de la provincia, que cada año recibe a  millones de inmigrantes de todo el país.portada del Nanfang Zhoumo, uno de los diarios más criticos con el gobierno chino, se edita en Cantón

“Hay barrios en Cantón donde sólo se oye mandarín”, admite Li.  Uno de los mejores ejemplos es Shenzhen, la metrópolis levantada por el gobierno chino hace 30 años  para introducir el capitalismo, en la frontera con Hong Kong. A diferencia de Cantón, la mayoría de los  habitantes de Shenzhen son inmigrantes o hijos de inmigrantes que no hablan cantonés en casa.
El número cada vez mayor de inmigrantes que no aprenderán nunca el dialecto local  en el trabajo ni en la escuela empieza a preocupar a los cantoneses. Algunos colegios han asignado un día de la semana para enseñar en cantonés, saltándose la normativa oficial, y las televisiones emiten  programas para promocionar la cultura cantonesa.  Sin embargo, “la mayoría de cantoneses aceptan que el mandarín es necesario para encontrar trabajo e impulsar el desarrollo económico”, dice Cheng. Según el experto hongkonés, ser pragmático es un rasgo muy arraigado a la cultura china, sobre todo a la cantonesa. “Por eso no se quejan abiertamente a las autoridades”, dice Cheng. Este pragmatismo tuvo el efecto contrario en los años 80, cuando en Pekín se puso de moda hablar con acento cantonés o utilizar expresiones propias de Guangdong, de donde salían los primeros empresarios en beneficiarse del  boom económico chino. Hoy el mandarín es el idioma de  los nuevos ricos chinos,  magnates de la inmobiliaria y de la construcción de las grandes ciudades de la costa Este.
“La situación del cantonés llama la atención porque lo hablan millones de personas, pero en China hay muchos dialectos que están a punto de desaparecer”, dice Wu. El profesor evita  criticar directamente la política lingüística del gobierno por miedo a perder su puesto,  pero admite que los políticos no se han dado cuenta de que fomentar el bilingüismo “ayudaría a  preservar mejor el cantonés y a enriquecer una sociedad”. 

Defiende la libertad religiosa y acabarás en la cárcel

18 dic 2009
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En China, un país donde sólo alrededor del  1% de la población es cristiana,  la  Navidad no es mucho más que una nueva excusa para consumir importada de Occidente. Pero para algunos es importante. Por ejemplo, para Gao Zhisheng, conocido activista de derechos humanos  y defensor de la libertad religiosa en China, que es cristiano. Lamentablemente, el activista de 44 años pasará el diciembre en la cárcel, separado de su mujer y hijo. Gao es uno de las casi 70 cristianos  que permanecen encarcelados o en arresto domiciliario en China, según el informe anual realizado por la organización inglesa Christian Solidarity Worldwide, CSW, aunque no ha sido acusado de  practicar el proselitismo u organizar misas secretas, prácticas prohibidas por el gobierno chino, como a la mayoría de la lista.

Gao Zhisheng (cedida por China Aid)

Lo más probable es que fuera encarcelado por defender a grupos cristianos secretos, gente que se resisite a  afiliarse a una de los dos  Iglesias Patrióticas oficiales, la católica y protestante, controladas por funcionarios del Partido comunista. Según las ONG internacionales, Gao – nominado al Nobel de la Paz en 2008 –   desapareció el 4 de febrero de este año en manos de las fuerzas de seguridad pública secretas.  CSW cree que fue detenido y encarceladopor  las acciones que llevaba a cabo en defensa de las víctimas de abusos de derechos humanos y de la falta de libertad religiosa, como los practicantes de la secta prohibida Falun Gong,  o los miembros de  las llamadas “iglesias subterráneas”,  que celebran misas en casa.

Oficialmente,  en China hay 20 millones protestantes y 10 católicos, afilados a sus respectivas Iglesias Patrióticas, pero la cifra puede alcanzar el 130 millones, teniendo en cuenta la “iglesia subterránea”. Una  cifra muy valiosa para el Vaticano, teniendo en cuenta los fieles que pierde en Occidente. Para no agravar las diferencias con Pekín, el Vaticano reconoce a la mayoría de curas y obispos ordenados por la Iglesia Patriótica  china. Pero los chinos que siguen prefieriendo practicar la religión por libre o predicar sin la supervisión del Partido  pueden tener problemas, como  ser acusados por culto ilegal.

CSW insiste en que  Gao sufre torturas por parte  las autoridades, igual que en otras ocasiones en que ha sido detenido desde 2005. El caso de Gao refleja la arbitrariedad del proceso de mejora de la libertad religiosa y los derechos humanos iniciado por el gobierno chino en los últimos 30 años:  el mismo Gao llegó a ser una estrella en 2001, cuando el Ministerio de Justicia chino le nominó  entre los 10 mejores abogados civiles  de China.  Nacido en una familia pobre del interior de China, Gao fue soldado del  Ejército de la Liberación y miembro del Partido comunista, hasta que decidió dejarlo y ponerse a estudiar  Derecho por su cuenta y crear su propio bufete en Pekín, Shengzhi.  Se  hizo famoso enseguida por aceptar varios casos de víctimas de abusos legales sin cobrar un duro. Pero  su implicación cada vez mayor en ayudar a grupos cristianos ilegales y a seguidores de Falun Gong torturados o perseguidos por las autoridades locales acabaron llevándole a la cárcel por  primera vez en 2005. Fue acusado de  “subversión al poder del Estado”, sentencia habitual para encarcelar a disidentes y  activistas en China. En marzo de 2005, el gobierno chino anunció una  reforma de ley para reforzar el registro de iglesias y encuentros religiosos ilegales, o la venta de biblias no autorizadas por la Iglesia Patriótica.
Gao volvió a ser detenido en 2007, poco después de escribir una carta abierta al Congreso de EEUU detallando los abusos de derechos humanos cometidos por las autoridades chinas ante  la llegada de los JJOO de Pekín. Según CSW, fue torturado durante más de 50 días y, a pesar de ser amenazado, no se cortó en describir  en otra carta abierta las torturas a las que fue sometido.  Su atrevimiento podría estar relacionado con su reciente desaparición, pero el secretismo del Partido comunista, y la falta de un Estado de derecho que garantice una inspección judicial independiente,  hacen  difícil  entender cuando cruzó la línea invisible que le convirtió en un  “disidente peligroso”  para el régimen. Su esposa y sus dos hijos huyeron este año a EEUU  por temor a su seguridad y se muestran muy preocupados  por el estado de Gao.
Ante la presión internacional para  liberar a Gao, el embajador chino en Washington Dc, Zhou Wengzhong, dijo en un comunicado hace tres meses que Gao “está en periodo de prueba” y que el “departamento de seguridad pública no ha impuesto ninguna acusación sobre él”, sin revelar información alguna sobre el emplazamiento del abogado.

http://www.freegao.com/

El Ejército chino quiere más estudiantes y más mujeres

07 dic 2009
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Li se ha pasado dos horas encerrado en el hospital,  sometiéndose a pruebas médicas y psicológicas de todo tipo pero, a pesar de todo, parece contento. Y optimista. Este joven pekinés, de 21 años, está convencido de haber pasado la primera fase para ser aceptado en el  Ejército de la Liberación (PLA, en sus siglas en inglés), que a principios de noviembre abrió su periodo de reclutamiento anual. “Quiero ser un soldado del PLA para socorrer  a la población si hay un terremoto y … poder desfilar por Pekín como ellos!”, exclama Li, ante la mirada indiferente del soldado que flanquea la puerta del hospital número 2 de Chaoyang,  uno de los 18 centros de la capital china habilitados para las pruebas médicas.  Li reconoce que fue el imponente desfile militar que tuvo lugar en Pekín el pasado 1 de octubre,   60 aniversario de la República Popular China, lo que le motivó definitivamente a alistarse, más que las compensaciones económicas que promete  el PLA a los nuevos reclutas. Sin embargo, ambos factores han sido clave en un año que el ejército  chino se ha propuesto profesionalizar las bases, reclutando a más  universitarios y  graduados de escuelas profesionales, y que el gobierno chino trata de aliviar el paro entre los millones de jóvenes licenciados que se han quedado en paro por culpa de la crisis.
“Siempre me hubiera gustado formar parte del  PLA,  los soldados son valientes y fuertes, están por encima de la gente común”, explica Feng Lifang, estudiante de posgrado en la Universidad de Comunicación de Pekín, de 21 años.  La joven asumió hace tiempo que a causa de de su miopía nunca podrá entrar en el PLA. Pero Lifang volvió a sentirse frustrada este año, al pasar frente al stand de reclutamiento de su facultad y enterarse de que, por  primera vez, el ejército chino ha abierto totalmente  el proceso de selección a las mujeres. Hasta ahora,  el proceso estaba sólo abierto a  mujeres bajo estritca recomendación. Una joven china pasa prueba de selección para entrar en el Ejército (China Daily)

El número de  mujeres reclutadas este año continuó siendo bajo, sin embargo, y las exigencias, muy altas: sólo podían presentarse mujeres entre 18 y 24 años (algo mejor que el año pasado, cuando el límite de edad era de 22),  en posesión , como mínimo,  del diploma de educación secundaria. Para las chicas, el proceso de selección incluía una presentación personal de 30 segundos, un cuestionario pregunta-respuesta de 2 minutos y medio  y una actuación de 2 min donde la candidata debía demostrar “sus talentos”  artísticos -  como el baile y el canto- ,  especialmente valorados.

El número de mujeres que aplicaron este año para pasar las pruebas se ha multiplicado por 3,  según la agencia Xinhua. Sin embargo, la cifra total de mujeres reclutadas no ha sido revelada, una información que el PLA considera comprometedora para la seguridad nacional.

“A mis padres les hubiera gustado que fuera  funcionaria del ejército, lo consideran un trabajo honorable y bien pagado”, dice Feng, hija de un matrimonio de campesinos de la provincia interior de Hunan. “Pero como no pudo ser, ahora me dicen que me case con un soldado”, bromea.
El PLA goza de  una gran popularidad y admiración entre los  jóvenes de toda China, especialmente en las zonas pobres del interior, donde escasean las oportunidades de empleo y la gente tiene menor educación,  pero Pekín  quiere ahora atraer a jóvenes con formación académica superior  con el fin de modernizar el PLA y crear nuevas oportunidades de trabajo  para los  6.1 millones de  universitarios que se licenciaran este año, con riesgo de quedarse en paro..

Para atraer a estos  jóvenes, el PLA ha anunciado un aumento de las ayudas financieras a los nuevos reclutas, introduciendo subsidios de entre 6.000 y  24.000 yuanes (entre 600- 2400 euros) para sufragar los gastos de estudio o el pago de matrículas en universidades si continúan estudiando después.

“Yo no sé nada sobre compensaciones económicas, pero mi madre me ha dicho que si entro en el PLA podré encontrar un trabajo mejor después”, dice Gao Chong , de 18 años. Gao es cocinero en un restaurante de Pekín desde que acabó la escuela vocacional, hace seis meses, y ha venido a pasar  las pruebas para entrar en el PLA  al hospital número 2 de Chaoyang  junto a otros diez chavales de su barrio. La mayoría son graduados de escuelas de orientación profesional, como Gao,  y mientras esperan a que todos terminen las pruebas, bromean y hacen el gamberro dentro de la furgoneta que ha organizado el comité de vecinos de su barrio. A ninguno parece interesarle demasiado los subsidios financieros que promete el PLA, pero la agencia Xinhua asegura que la introducción de compensaciones económicas  y la proliferación de  stands de reclutamiento por todo el país han conseguido que el número de universitarios y estudiantes de estudios superiores que se han presentado a las pruebas sea cuatro veces superior al año pasado.

“A mí lo que me interesa de ser soldado  es hacer ejercicio, ponerme fuerte y defender al país”, dice Wu, de 19 años, adoptando un tono chuleta para que lo oigan los de la furgoneta.   PAra entrar en el PLA también hay que pasar un examen político,  para medir el nivel de patriotismo  y afinidad al Partido Comunista de los reclutas.  El PLA,  fundado por Mao Zedong, sigue jurando fidelidad al  Partido Comunista, y no al gobierno chino. Aunque el presupuesto militar de China es aún muy inferior al de EEUU, el gobierno estadounidense acusa a Pekín de falta de transparencia a la hora de especificar sus inversiones en Defensa. Pekín defiende que la prioridad del presupuesto de Defensa durante los últimos años es la  modernización de equipos y a la mejora de los salarios  y beneficios sociales del ejército, el más grande del mundo, en número de soldados.